Ressources documentaires

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Vivre son deuil au jour le jour, Christophe Fauré, Albin Michel 2012.

Aujourd’hui le deuil est toujours tabou et pourtant on parle de travail de deuil à tort et à travers. C’est pourquoi Christophe Fauré écrit une nouvelle édition remaniée et augmentée de son livre. À l’aide de nombreux exemples, il en explique le cheminement, selon la nature du lien au défunt, les circonstances du décès, avec les différentes phases du processus, de la phase de choc, de sidération, à la restructuration.

Le deuil à Vivre, M-F. BACQUE, Editions Odile Jacob, 1992

Toutes les civilisations ont apporté des réponses qui aidaient au deuil. Toutes, sauf la nôtre. Les mourants et leurs proches restent le plus souvent seuls, désorientés, désarmés, dans une société qui refuse la douleur, qui valorise plaisir, jeunesse et performance. Au moment où le religieux et les rites s’effacent, où la communauté se disjoint, Marie-Frédérique Bacqué montre qu’il est de notre devoir d’inventer les moyens de faire face à l’écoulement du temps et aux drames qui accompagnent le mouvement même de la vie.

Apprivoiser la mort, Psychologie du deuil et de la perte, M-F BACQUE, Editions Odile Jacob, 2002.

La mort fait peur. Elle suscite l’incompréhension, provoque des réactions de fuite, des attitudes de rejet. Comment accompagner ceux qui s’en vont ? Comment limiter l’isolement de ceux qui restent ? Comment atténuer les complications psychologiques liées au deuil ? Comment rendre à la mort sa juste place ? Marie-Frédérique Bacqué montre en quoi l’apprivoisement de la mort passe, pour chacun d’entre nous, par le rétablissement de la dimension symbolique et sociale de la perte et du deuil.

L’un sans l’autre, Psychologie du deuil et des séparations, M-F BACQUE, Larousse, 2007

Quels sont les problèmes psychologiques que posent la séparation et le deuil ? Comment les surmonter ? La confrontation au deuil : typologie des comportements et des réactions au deuil : enfermement, dépression, rebond… Et au-delà de ces manifestations : étude des conséquences psychologiques profondes du deuil. Il y a nécessairement réaménagement de l’existence. Toute forme de séparation, suppose un deuil. De nombreux cas, plus ou moins inattendus : divorce, expatriation, retraite, chômage, toute modification radicale dans la vie quotidienne etc. Point de vue du spécialiste : dès l’enfance, la vie est un apprentissage du renoncement. L’aptitude à perdre se développe dès l’enfance : accepter de perdre pour mieux vivre. Comment surmonter les pertes ? Etudes de cas, et conseils pour les proches…

Le deuil Que sais-je ? PUF, avril 2014, Marie-Frédérique Bacqué et Michel Hanus

Le deuil est l’une des expériences les plus douloureuses que chacun peut affronter au cours de son existence. C’est également l’un des thèmes les plus tabous de nos sociétés occidentales, malgré l’engouement actuel que l’on observe, notamment aux États-Unis, pour tout ce qui a trait à la mort.

Pour l’individu, la perte introduit un facteur de déséquilibre qui peut donner lieu à des souffrances physiques. C’est pourquoi la prévention de ces complications chez les personnes à risque ou les sujets fragiles (comme les enfants) relève d’un devoir de solidarité sociale. Cet ouvrage insiste sur les nouvelles approches psychologiques et sociales du deuil, qui s’ajoutent au recours traditionnel aux professionnels.

Aimer, perdre et grandir : L’art de transformer une perte en gain, Jean Monbourquette, Bayard, 2011

Es-tu en train de vivre une perte, que ce soit une séparation, la perte de la santé, le deuil d’un être cher ? GRANDIR veut t’accompagner sur la route qui s’ouvre devant toi. Jean Monbourquette t’invite à ne pas nier ton mal ; avec la guérison, tu découvriras en toi une nouvelle maturité et une plus grande possibilité d’aimer : « Comme l’organisme blessé mobilise toutes ses forces de guérison, ainsi en est-il du psychisme meurtri par un deuil. Il possède tout en lui pour te guérir et te faire grandir. Laisse travailler en toi ton Guérisseur intérieur qui mettra tout en œuvre pour venir à ton secours. Fais confiance à sa sagesse : ta douleur s’en ira ; la vie t’apparaîtra encore plus précieuse ; un bonheur profond insoupçonné chassera la détresse. Tu deviendras à la fois plus toi-même et plus humain envers les autres. »

Surmonter le deuil de ses parents (Broché), Alexander Levy, Inter Editions, 200

Perdre son ou ses parents à l’âge adulte est considéré comme naturel. Que cet événement puisse réveiller des angoisses remontant à l’enfance ou provoquer une profonde remise en question reste souvent ignoré. Pourtant le décès de parents, même âgés, est loin d’être un phénomène neutre. Cet ouvrage analyse les réactions en chaîne et les remises en cause que peut provoquer un tel événement. Que nos relations avec nos parents aient été harmonieuses ou insatisfaisantes, l’impact de leur mort s’inscrit profondément en nous et peut se révéler quelques mois voire quelques années, plus tard : mariage, divorce, enfants, modification des amitiés, changement d’orientation professionnelle, priorité donnée à de nouvelles valeurs, telles sont les manifestations fréquentes qui suivent le deuil des parents. Les nombreux témoignages recueillis par l’auteur en attestent. Ce livre nous aide à comprendre et accepter ce que le deuil de nos parents peut faire naître en nous de non rationnel, de brutal et d’incompréhensible pour la personne que nous pensions être. Il nous accompagne dans la recherche de notre nouvel équilibre d’adulte.

Les deuils dans la vie : deuils et séparations chez l’adulte et chez l’enfant, M. HANUS, Editions Maloine, 1998

Le travail de deuil, travail psychique qui naît précocement et activement avec les premières renonciations narcissiques, est un processus qui nous accompagne tout au long de la vie et se réactive après chaque perte, qu’elle soit mortelle ou non. Il est abordé au travers de cet ouvrage de synthèse dans une perspective pluridisciplinaire : clinique, ethnographie, primatologie, psychologie, psychopathologie, médecine, psychiatrie, pédiatrie.

Le grand livre de la mort à l’usage des vivants, sous la direction de M. HANUS, J-P. GUETNY, J. BERCHOUD, P. SATET, Editions Albin Michel, Paris 2007

La mort a toujours été ressentie par l’homme comme un mystère douloureux, un événement tragique, voire un scandale. Notre société moderne en a presque fait un tabou : on ne parle pas de la mort, on évite de la montrer, on tente de l’oublier. Alors, lorsqu’elle nous touche concrètement, elle nous laisse d’autant plus désemparés face à de nombreuses questions : qu’est-ce que la mort ? Qu’en disent la médecine, les philosophies, les religions ? Faut-il la taire ou en parler ? Comment accompagner la fin de vie ? Que faire du corps : dons d’organes, inhumation, crémation ? Comment célébrer des funérailles ? Que dire, que faire, lorsqu’on n’est pas ou peu croyant ? Qu’est-ce que le temps du deuil ? Les rites du souvenir ? Que disent les traditions religieuses sur un  « au-delà » de la mort ? Plus concrètement : quelles sont les démarches pratiques et juridiques à entreprendre en préparation de son décès ou après celui d’un proche ? Toutes ces questions sont ici traitées par une centaine de spécialistes de tous horizons : médecins, psychanalystes, religieux et historiens des religions, philosophes, juristes, acteurs du domaine funéraire (Pompes Funèbres Générales). Parmi eux, André Comte-Sponville, Marie de Hennezel, Christophe Fauré, Odon Vallet, Jean Leonetti, David Khayat, Xavier Pommereau, Emmanuel Hirsch, Damien Le Guay, Nadine Beauthéac, Didier Dumas, etc. Des extraits d’œuvres littéraires et deux anthologies – textes à lire lors des funérailles, textes à méditer -, complètent cet ouvrage tout à fait unique, qui apportera au lecteur, quelles que soient ses croyances, une aide pratique, psychologique et spirituelle inestimable.

Sortir du deuil, surmonter son chagrin et réapprendre à vivre Anne Ancelin Schützenberger et Évelyne Bissone Jeufroy, Payot, 2007

On nous apprend à gagner, à nous battre, à surmonter les difficultés, mais on ne nous apprend pas à perdre. Or la vie est faite de changements et de pertes. La perte, ici, est à entendre au sens large. Elle englobe la séparation et l’absence. Elle concerne aussi bien la mort d’un être cher que la rupture amoureuse, l’exil, la retraite, le chômage, la perte d’une partie de son corps (maladie, accident), ou encore celle de son entreprise, de sa maison, etc.

Tout changement, toute perte, tout deuil est un stress déstabilisant qui nécessite une nouvelle adaptation et un équilibre nouveau. On a perdu sa sécurité de base, le rapport au monde se fragilise. Distraits, angoissés, perturbés dans notre sommeil, nous n’avons ni le temps, ni l’énergie, ni la liberté d’esprit, ni le savoir-faire pour prendre des décisions positives. Souvent nous « laissons faire » et adoptons sans nous en rendre compte des comportements autodestructeurs.

Il est pourtant nécessaire, vital, de se ressourcer, de reprendre des forces, de pardonner ou accepter, de trouver la paix du cœur et la sérénité, de redonner sens à sa vie, bref de sortir du deuil. Pour cela, il existe des techniques. Toutes passent par un même chemin : être attentif à soi, se faire plaisir, bien s’entourer, se constituer des  «  réservoirs » d’amour. Ce petit guide donne les moyens d’y parvenir.

Anne Ancelin Schützenberger, psychothérapeute, groupe-analyste et psychodramatiste de renommée internationale, professeur émérite à l’Université de Nice, créatrice de la psycho-généalogie, est l’auteur de plusieurs best-sellers, dont, « Aïe, mes aïeux ! », « Sortir du deuil : surmonter son chagrin et réapprendre à vivre », de « Ces enfants malades de leurs parents et de « Psycho-généalogie : guérir les blessures familiales et se retrouver soi »

Evelyne Bissone Jeufroy est psychologue spécialisée dans l’accompagnement de personnes lors d’une difficulté passagère ou d’une réorientation de vie.

La résilience à quel prix ? Survivre et rebondir Michel Hanus, préface de Ginette Raimbault, Maloine, 2001

L’attention est de plus en plus souvent attirée sur des personnes, notamment des enfants, qui, confrontées à des situations dures et périlleuses, loin de s’effondrer, paraissent développer, dans ces épreuves, de réelles capacités de résistance et même d’épanouissement. L’intérêt de ces observations est de montrer que chacun possède des ressources cachées qui peuvent se mobiliser dans ces circonstances traumatisantes et que le pire n’est jamais assuré. Il ne faudrait cependant pas sous-estimer la réalité de la blessure affective sous-jacente qui n’en est pas cicatrisée pour autant.

Parlons de la mort et du deuilSous la direction de Pierre Cornillot et Michel Hanus, Frison Roche, 2001 Collection Face à la mort. Disponible à Empreintes. Prix : 21 €

La collection « Face à la mort », dirigée par Pierre Cornillot et Michel Hanus, s’est donnée pour objectif de réunir et de promouvoir des ouvrages consacrés à la mort et au deuil. Voulant briser le silence qui enrobe ces temps essentiels de la vie qui sont mourir, pleurer un être cher disparu, les auteurs publiés dans cette collection s’attachent à la fois à en cerner l’infinie variété dans leurs représentations sociales, culturelles, religieuses et à souligner le caractère exclusif d’événements uniques dans l’histoire d’une vie.

La mort aujourd’hui, Michel Hanus Frison Roche, 2001 Collection Face à la mort. Disponible à Empreintes. Prix : 21 €

Les représentations, les idées et les croyances que chacun se fait de la mort et du deuil exercent une grande influence sur les pratiques funéraires et les comportements de deuil. Les conceptions et les rites collectifs évoluent. Si l’on peut noter un rejet social persistant et amplifié, un renouveau d’intérêt pour la mort s’exprime de plus en plus ouvertement. Il nous invite à découvrir, ou plutôt à repréciser, les visages actuels de la mort et du deuil dans les années 2000.

La mort retrouvée, Michel Hanus Frison Roche, 2000. Collection Face à la mort. Disponible à Empreintes. Prix : 26 €

Louis-Vincent Thomas, a été le premier à attirer notre attention sur « le renouveau de la mort » (1993). Depuis, cette intuition s’est confirmée et ne cesse de devenir de plus en plus évident. La mort, qui était une affaire privée, familiale, reprend peu à peu de l’espace dans le tissu social, le vécu collectif. L’intérêt des médias et celui des éditeurs en témoignent mais surtout l’essor des soins palliatifs et l’évolution de la pandémie sidéenne également.

Mais, de manière contradictoire et paradoxale, le rejet social qui cherche à l’occulter, ne diminue pas pour autant. Le deuil en particulier se détache de plus en plus de la mort. Les différents chapitres de cet ouvrage illustrent à la fois cette évolution et cette contradiction. S’il y a amplification du mouvement de renouveau de la mort aujourd’hui, la preuve en est dans l’accompagnement des endeuillés qui se révèlent de plus en plus nombreux à demander de l’aide, aide de proximité, aide associative qui se développe, aide des spécialistes.

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Les familles face à la mort. Sous la direction de Jean-Hugues Déchaux, Michel Hanus et Frédéric Jésu, L’Esprit du Temps, 1998, Collection Psychologie. Disponible à Empreintes. Prix : 26 €

Peut-on encore aujourd’hui affirmer que prévalent les tendances à la désocialisation de la mort qui ont si fortement été dénoncées au cours des dernières décennies ? L’attente des familles qui sont confrontées à la mort de leurs proches et la réponse que leur font les acteurs de l’accompagnement, médecins, psychologues, travailleurs sociaux et professionnels du funéraire, semblent montrer une nette évolution. Le moment est venu de décrire la nature de ce changement et d’en évaluer les conséquences pour mieux comprendre en quoi cette évolution est liée à celles des familles dans leurs formes, leurs structures et leurs fonctions.

Psychologie

Pour aller plus loin :

Jacques Bowlby, Attachement et perte, PUF, 1978-1984.

Michel Hanus, « Ethique et accompagnement des personnes en deuil », dans Traité de bioéthique III – Handicaps, vulnérabilités, situations extrêmes, sous la Direction d’Emmanuel Hirsch, 2010, Erès poche – Espace éthique, p. 642 – 656.

Michel Hanus, « Les deuils dans la vie. Deuils et séparations chez l’adulte et chez l’enfant », Maloine, 2007.

Michel Hanus, 2006, « La mort d’un enfant », Vuibert

Isabelle et Michel Hanus, « La mort : J’en parle avec mon enfant », Nathan 2008.

Michel Hanus, Jean-Paul Guetny, Joseph Berchoud et Pierre Satet

« Le grand livre de la mort à l’usage des vivants », Albin Michel, 2007.

Sigmund Freud, Deuil et mélancolie, Petite Bibliothèque Payot, 1915, Ed. 2010.

Elisabeth Kübler-Ross. « La Mort, dernière étape de la croissance. » Pocket. 2002

Elisabeth Kübler-Ross. « On death and dying. » 1997.

Michel Hanus, « Aujourd’hui, la mort », Etudes sur la mort, 2008, n°133, 69-83.

Michèle BAUSSANT – Alain BERCOVITZ, « Accompagner le deuil. Des repères pour les soignants », recherche action du Centre National de Ressources François Xavier Bagnoud, novembre 2008.

Pierre Moulin, Suzanne Hervier, « Premier bilan de fonctionnement d’un groupe de parole pour les familles en deuil dans une unité de soins palliatifs », Pratiques psychologiques, 1999, 2, p.95-104.

Monika Müller, « L’accompagnement du deuil dans les unités de soins palliatifs », European Journal of Palliative Care, 2000, 7 (1), p. 29¬32.

Marilyn Relf, « Le rôle des bénévoles dans le travail de deuil », European Journal of palliative care, 1998, p. 61à 65.

Témoignages

Le Voile noir A. Duperey, Poche – 17 octobre 2003

Je vous écris…

Quand Le Voile noir est sorti, quelqu’un m’a cité une phrase de Sartre que je trouve délicieuse : « Il ne m’était jamais venu à l’esprit qu’on écrivait pour être lu. »

Moi, certes, l’idée m’en était venue puisque j’avais réfléchi au fait de faire lire, ou non, ce que j’avais écrit mais cela représentait pour moi une sorte de monologue adressé à des lecteurs indistincts. Je n’avais pas pensé du tout, du tout, que des gens, des personnes me répondraient, me parleraient aussi directement, m’offrant sentiment de partage, paroles d’apaisement, mise en garde aussi parfois sur la difficulté du chemin à parcourir encore. Des mots du cœur, de la belle écriture sincère…

Il me fut même offert la vérité sur ce qui s’était passé le matin de la mort de mes parents. Quand j’y pense, c’est vraiment extraordinaire et je ne connais pas d’auteur dont la vision d’un événement capital dans sa vie ait été radicalement transformée grâce à ses lecteurs !

J’ai pensé : « Je ne peux tout de même pas garder ça pour moi seule… » Et voilà comment l’envie m’est venue de « rendre » à mon tour ce que vous m’avez donné ? Comme le dit si bien cette phrase que l’un de vous m’a offerte et dont je me nourris beaucoup depuis : « Tout ce qui n’est pas donné est perdu. »

Veuf, J-L. FOURNIER, Editions Stock, 2011

Le fils, M. ROSTAIN, Editions Oh, 2011

Parents

Comment parler du cancer d’un jeune parent à son enfant, 
Léa Ganzel, Ed Josette Lyon, 2014

Ce guide accessible à tous, propose de nombreux conseils pratiques pour parler aux enfants du cancer de leur parent, expliquer les traitements, répondre à leurs inquiétudes, et gérer le quotidien de la famille tout au long des différentes phases de la maladie. Des conseils, trucs et astuces pour aider l’ensemble de la famille à surmonter les épreuves et rester positif, malgré les difficultés de la situation. Ce livre s’adresse à l’entourage des enfants dont l’un des parents est atteint d’un cancer : parents, instituteurs, camarades de classe, famille, amis, personnel hospitalier.

L’enfant confronté à la mort d’un parent, Patrick Ben Soussan, Erès, 2013.

Quand la mort frappe à contretemps, privant un enfant de l’un de ses parents, les adultes qui l’entourent – parents, fratrie, proches, équipes médicales ou éducatives… – sont souvent démunis pour l’accompagner. « Pourquoi il est mort ? Va-t-il revenir ? Qu’est-ce que j’ai fait de mal ? J’voulais pas qu’il crève ! Elle nous a abandonnés. C’est bien de ma faute ! J’en ai rien à cirer. J’vais me tuer pour le rejoindre. » Les mots et les réactions des enfants en deuil sont souvent surprenants, vifs, intenses, absents, silencieux.

Ce livre s’adresse à tous ceux qui accompagnent des enfants confrontés à la mort d’un de leur parent, en espérant les aider à mieux comprendre les réactions de l’enfant ou de l’adolescent en deuil, à trouver les mots et les gestes pour le soutenir dans sa douleur. L’annonce d’une maladie grave, celle du décès, l’organisation de l’enterrement et la manière d’y associer l’enfant ou l’adolescent sont ici abordées, avec le souci de ne surtout pas délivrer des conseils définitifs mais plutôt d’évoquer des pistes de réflexion, des possibilités, des questions à se poser.

Livret Comment-parler-avec-lenfant-de-la-maladie-grave-et-de-la-mort 

Annette Sanz et Simon Gessiaume – OCIRP, Maison Médicale Notre-Dame du lac, 2017

Bacqué M.-F., 2000, Le deuil à vivre, Paris, Odile Jacob.

Bowlby J., 1978-1984, Attachement et perte, Paris, PUF.Cyrulnik B., 2004, Les vilains petits canards, Paris, Odile Jacob.
Cyrulnik B., 2002, Un merveilleux malheur, Paris, Odile Jacob.
Deunff J., 2001, Dis maîtresse, c’est quoi la mort ?, L’Harmattan.
Hanus M., 2008, La mort d’un parent, le deuil des enfants, Paris, Vuibert.
Hanus, M., 2006, Deuil et résilience. Paris : Editions Josette Lyon.
Hanus M., Sourkes B.M., 2002, Les enfants en deuil, portraits du chagrin, Paris, Frison-Roche.
Hanus M., 1994, Les deuils dans la vie, deuils et séparations chez l’adulte et chez l’enfant, Paris, Maloine.
Jacquet-Smaïlovic M., 2002, L’enfant, la maladie et la mort, Paris, De Boeck.
Romano H., 2009, Dis, c’est comment quand on est mort ? Accompagner les enfants sur le chemin du chagrin, Grenoble, La pensée sauvage.

Enfants

De 3 à 5 ans

Au revoir Blaireau

de Susan Varley (Auteur), Raymond Farré (Traduction), Marie Saint-Dizier (Traduction), 2010

Un matin, les amis de Blaireau se rassemblent devant sa porte. Ils s’inquiètent parce que leur vieil ami n’est pas sorti pour leur dire bonjour comme d’habitude…Un grand classique qui aborde avec espoir la disparition d’un être cher. Un ton juste, pour un livre exceptionnel.

Là où mamie est partie…

de Arnaud lméras, Robin, 2011

Edition Amaterra

Une petite fille pense à son arrière-grand-mère récemment disparue. Où est-elle maintenant ? Est-elle redevenue jeune ? Peut-être qu’elle se sent légère comme les cosmonautes ? La petite fille n’a pas de réponses à ses questions. Mais ce dont elle est sûre, c’est qu’elle n’oubliera pas sa Mamie. Tendresse et délicatesse au cœur de cette histoire.

De 5 à 7 ans 

Petite plume.

Texte et illustrations : Kristien Aertssen. Collection : Pastel Ecole des loisirs : 2007

Le professeur Plume observe les oiseaux du cerisier pendant des journées entières. Son épouse, Madeleine, aime surtout leurs chants. Elle a même appris à siffler comme eux. Avec son visage tout fin, son petit nez pointu et ses yeux ronds, Madeleine ressemble un peu à un oiseau. D’ailleurs, Monsieur Plume, qui aime beaucoup sa femme, l’appelle tendrement sa “petite plume”.

 De 7 à 9 ans

Bientôt le printemps

Petit livre à l’usage des parents et des enfants face au suicide, Cyprien ANDROCHTE, Elise AVIET et Igor MEKHTIEV, L’Harmattan, 2010

Tom a 8 ans, son papa s’est suicidé mais personne ne veut lui en parler. » Dire ou ne pas dire aux enfants ? » est une question récurrente dans notre pratique clinique auprès des familles endeuillées par un suicide. Ce livre est un support à l’échange pour les enfants, les parents et les professionnels amenés à les accompagner.

La croûte

Charlotte Moundlic, Olivier Tallec, 2009

Un petit garçon se réveille un matin et comprend que sa mère malade est morte dans la nuit. Il passe par divers sentiments, sa vie de tous les jours est bouleversée : il est en colère, n’arrive plus à dormir. Et puis comment s’occuper d’un papa qui pleure et qui ressemble à un gant de toilette tout mouillé ? Il s’énerve contre les choses du quotidien : son père ne saura jamais aussi bien faire les tartines le matin ! En bref, il refuse d’accepter que sa mère soit partie pour toujours et tente de la rendre présente par tous les moyens. Même si sa plaie au genou le fait souffrir, il se souvient de ce que sa maman lui disait quand il se blessait. Il parvient alors à entendre sa voix, sentir son odeur et ses bras qui l’entourent. Mais petit à petit la vie reprend ses droits. Malgré son chagrin, il constate un jour que sa plaie a cicatrisé et que même sans sa croûte, sa maman est toujours là. Il réapprend alors le quotidien sans sa maman… et avec son papa.

Comment parler avec les enfants de la maladie grave de la mort

Livret-Comment-parler-avec-lenfant-de-la-maladie-grave-et-de-la-mort
Fondation Diaconesses de Reuilly – Fondation OCIRP. Auteurs : Annette SANZ et Simon GESSIAUME. avril 2014
Ce livret réalisé par des psychologues répond aux principales questions que se posent les parents lors de la fin de vie d’un proche : il sert d’outil pour amorcer une conversation entre les parents et les enfants.
Afin de protéger les enfants, les parents, démunis, les mettent souvent à l’écart d’une situation qu’ils ont eux-mêmes parfois du mal à gérer. Sur la base de ce constat, les psychologues de la Maison médicale Notre Dame du Lac, qui travaillent auprès de personnes gravement malades et hospitalisées en soins palliatifs, ont créé ce livret pour les aider et éviter tout risque de deuil compliqué ou pathologique chez l’enfant.

C’est samedi

Nadine Brun-Cosme, Escabelle, 2011

« C’est samedi. Le samedi, je mange chez papi. Le matin, ensemble, on va chercher le pain. On marche jusqu’au bout de sa rue, et puis on tourne à droite. Le boulanger est juste après.
Je marche à droite de mon papi. Il marche toujours entre le bord du trottoir et moi. C’est à, cause des voitures. Il dit : – Moi vivant, rien ne peut t’arriver. Avec papi, c’est vrai, rien ne peut m’arriver. Et tout à coup il est tombé. Près de moi. Je regardais le ciel en rigolant, je venais juste de le quitter des yeux et je pensais que le ciel était magnifique, très bleu, et près de moi il est tombé. Sans rien dire. Pas violemment. Sur le côté, en se retenant avec la main. Avec juste un soupir. J’ai senti un grand froid à l’intérieur de moi ». Ce roman nous décrit du début jusqu’à la fin le travail de deuil d’une petite fille, du moment où son grand père décède jusqu’à l’apaisement de sa douleur.  Le texte n’est pas tire-larme, même si son sujet est difficile.

L’arbre et l’ombre de la lune

Hélène Romano et Adolie Day. Editions Courtes et Longues, 2017

Un enfant découvre l’ombre d’un de ses parents suspendue à un arbre. Son autre parent ne sait pas le réconforter. L’enfant se sent perdu. Il se demande si ce qui est arrivé est sa faute. Et, face au silence des adultes, il s’interroge et veut comprendre. Seule la lune peut le réconforter. Grâce à elle, il libère sa parole et accepte de regarder cet arbre terrible.

De 7 à 12 ans

La Voix du Vent

Rolande Causse, Georges Lemoine, Gallimard Jeunesse, 2011

Sonia, à 13 ans, est plongée dans l’indicible douleur de la mort de sa mère Anna. Cette douleur, elle la partage avec son père, mais rien ne peut la consoler. Sonia ne dit rien sur cet avant, si différent de l’après. Comment vivre avec le poids de l’absence définitive de celle qu’il aime ? Heureusement, son père, sa grand-mère, et quelques amis du collège sont là, à ses côtés. Et la psy aussi, chaque semaine. Petit à petit, ce temps noir s’éclaire et devient un temps blanc, un temps doux, un temps heureux… Un roman délicat et poétique, ponctué par les illustrations de Georges Lemoine.

Pré-adolescents

De 9 à 12 ans

C’est la vie, mes chéris !

Eglal Errera (Auteur), Renaud Perrin (Illustrations), Actes Sud Junior, 2005

À genoux devant la cheminée, Nayra enfournait l’un après l’autre ses macarons. Je ne l’avais pas vue manger avec autant de plaisir depuis que sa maman nous avait quittés. Tout d’un coup, Marina s’est arrêtée net de manger et a couru vers la porte pour voir passer Maurice. Mais son amoureux n’était pas seul… Marina a alors éclaté en sanglots…

Adieu Benjamin,

Chantal Cahour et Anne Romby, Editions CASCADE, 2009

 Benjamin est mort, renversé par un chauffard. » Un jour d’octobre, la vie de Sophie bascule dans le chaos. La mort brutale de son petit frère bouleverse la famille. Les repères de chacun volent en éclats. Face à la détresse de ses parents, Sophie doit prendre en main les rênes de la maisonnée. Un rôle bien lourd pour une adolescente, qui doit aussi affronter son propre chagrin. Mais le souvenir de son frère la pousse en avant : au bout du chemin, il y a l’espoir, l’amitié… peut être même l’amour !

Ce matin, mon grand-père est mort

Karim Ressouni-Demigneux (Auteur), Daniel Maja (Illustrations), Roman du Monde ? 2003
Le narrateur a onze ans et son grand-père vient de mourir, il était tailleur de pierres tombales mais a choisi de se faire incinérer ; la famille, plutôt restreinte, se retrouve au crématorium, et le petit garçon raconte le détail des opérations et la réaction des membres de la famille. Son regard, qui pourrait sembler naïf, est en réalité très lucide et il porte un regard sans complaisance sur le monde des adultes, particulièrement sur sa grand-mère, qui n’a pas toujours été tendre avec son mari. Pourtant, ce sont les bons souvenirs qui lui reviennent en mémoire, et le petit garçon, en évoquant son grand-père, lui rend un hommage très touchant. Les illustrations de Daniel Maja, accompagnées de légendes, évoquent tous ces moments de complicité entre le petit-fils et son grand-père.

Quelques minutes après minuit

Patrick Ness, Jim Kay, Gallimard Jeunesse, 2016

Bouleversant roman, Quelques Minutes après minuit (minuit et sept minutes pour être précis, c’est l’heure à laquelle apparaît l’Homme Vert et aussi à laquelle se dénoueront bien des choses) est issu d’une idée originale de SIOBHAN DOWD, elle-même trop tôt disparue pour l’écrire. C’est donc certainement avec beaucoup d’émotion que Patrick Ness, d’une plume brûlante sous les mots neutres, l’a reprise et menée à son terme. Afin d’éviter un effet trop larmoyant, il a introduit le fantastique et l’effroi, ainsi que des histoires dans l’histoire ponctuant le quotidien de Conor. Le temps des récits enchâssés, on oublie presque le cancer de la mère qui progresse à grande vitesse. Brodant sur des contes merveilleux, ces histoires ont en fait une portée philosophique en rapport direct avec la vie de Conor. Les symboles, d’abord trop subtils pour Conor, deviendront limpides vers la violente et belle fin. Beaucoup trop tôt jeté dans le monde des adultes, le garçonnet va aussi devoir apprendre à composer rapidement avec la personnalité de sa grand-mère, qui passera alors de l’hyper-contrôle à l’expression franche de son chagrin. Chacun fait comme il peut, l’essentiel étant de ne pas se voiler la face à l’instar de l’inconsistant ex-mari, semble nous dire l’if… A l’encre noire et blanche qui déborde, griffe, frotte, les illustrations saisissantes et insaisissables à la fois encadrent bien l’esprit torturé de l’ouvrage. Il est même difficile de poser des mots critiques sur le roman, qu’on voit parfaitement prétexte à débat avec des jeunes à partir de 11-12 ans.

Adolescents

De 13 à 16 ans

Revues

Pourquoi on meurt ? : la question de la mort

Françoise de Guibert et Marie-Sabine Roger – Editions Autrement Junior, 2001

Dans notre société, la mort est devenue un sujet tabou, un sujet dont il est difficile de parler. Pourtant, la mort est partout : dans la vraie vie – même si on ne voit que très rarement des morts -, dans les journaux télévisés, ou encore des morts imaginaires dans les films et les jeux vidéo. Quand quelqu’un meurt ou que l’on en entend parler, des questions se posent : « Que fait-on du corps ? Pourquoi on est triste ? À quel âge on meurt ? Est-ce qu’on souffre ? On est tous obligés de mourir ? Pourquoi des hommes tuent d’autres hommes ? » Pour y réfléchir, des textes concis, des exemples et des anecdotes, des extraits de livres, des informations sur l’évolution des lois. Et un carnet d’adresses.

La Mort, pourquoi on n’en parle pas ?

Sylvie Allemand-Baussier (Auteur), Véronique Deiss, La Martinière Jeunesse

Pour vous, la vie ne fait que commencer et vous vous sentez bien vivant. La mort, la vôtre mais aussi celle des autres, vous semble à des années-lumière. Pourtant, quand elle s’invite parmi nous, elle nous

laisse démunis, sans voix. À quoi sert la mort ? Comment s’occupe-t-on du corps du défunt ? Où va l’esprit quand le corps cesse de vivre ? Est-ce grave quand on n’arrive pas à pleurer ? Comment surmonter sa peine ? Et comment conserver un souvenir bien vivant de la personne disparue ? Autant de questions que les ados n’osent pas toujours poser, par pudeur ou par convention, et auxquelles Sylvie Allemand-Baussier répond, en tenant compte des différentes religions et des rites. Une chose est sûre, la mort est une étape normale du processus de vie. Alors, osons en parler !

Romans

Mon vaisseau te mènera jeudi sur un nuage

Marcus Malte, SYROS Jeunesse, 2011.
Ce court roman raconte une belle histoire de vies : celle d’une famille confrontée à la maladie et celle de l’univers. Romain, le jeune narrateur, emménage avec ses parents à la Maison des parents, une structure dépendant de l’hôpital, qui accueille les familles des enfants hospitalisés pour de longues périodes. Car Justine, dite Juju, sa petite sœur, est atteinte d’un cancer. Tandis que ses parents se relaient nuit et jour dans la chambre de leur fille, Romain découvre son nouvel environnement, l’odeur de l’hôpital, qu’il déteste, les familles qui vivent là, dans l’angoisse et l’espoir. Il fait la connaissance d’Alexia, dont le frère souffre d’une leucémie qui ne veut pas guérir. Alexia est très lucide et très calée sur les maladies, les traitements. Elle a les pieds sur terre et s’attend à la mort de son frère. Romain, au contraire, a la tête dans le ciel et dans le système solaire, qui le passionne. Il connaît tout des planètes et des galaxies. Sa passion lui permet d’échapper à la réalité qu’il a peur d’affronter. Pourtant ces deux enfants se parlent, chacun apporte à l’autre une dimension qu’il / elle ne connaît pas.

Un beau texte, émouvant et juste. Il interroge sur l’essence, l’origine de la vie et sur tout ce qui peut l’entraver, la perturber. La maladie de Justine et, en parallèle, sa passion pour l’astronomie, permettent au narrateur de dialoguer avec d’autres, de confronter sa peur à d’autres expériences, de garder l’espoir et de grandir. Il peut ainsi combattre les sentiments d’incompréhension et d’injustice qui l’étreignent. « On ne sait pas tout » est une phrase récurrente dans le roman, tellement juste !

Y’a pas que la mort dans la vie !

de Arthur Ténor – Editions Grasset Jeunesse, 2005

Le livre La vie d’Angélique est un « ennui abyssal, à-quoi-bonisme viscéral, malaise, mal-être, angoisse, poisse… enfin tout ce qui rend le fil des jours pareil à un interminable convoi mortuaire ». Tout le contraire de sa sœur, elle ne plait pas aux garçons, n’a pas d’envie, pas d’ami… dans ce cas, autant se suicider ! Mais, alors qu’elle s’apprête à faire le grand saut du haut d’un pont, elle rencontre un inconnu qui va devenir son « ange gardien ». Plutôt que de penser à des moyens de mourir, il la convainc de penser à des moyens de vivre ; il va devenir son conseiller, la poussant à prendre sa vie en main, et à la construire pour en faire une « œuvre d’art ». La construction commence… mais pour faire de sa vie une œuvre d’art, il faut se poser les bonnes questions, faire les bons choix, et être en harmonie avec soi-même… En optant d’abord pour un changement radical, Angélique va découvrir la méchanceté, l’humiliation, et la vengeance… ce qui n’aura pour effet que de provoquer le retour de Thanatos dans sa vie. Mais heureusement, Eros le sauveur n’est pas loin…

Depuis ta mort

Frank Andriat, Grasset Jeunesse, 2004

« Tu aurais pu m’accorder un délai supplémentaire ; tu ne l’as pas fait et c’est pour ça que je t’en veux. » Ghislain n’arrive pas à sortir du brouillard dans lequel il se débat depuis la mort de son père. Comment accepter cette absence et continuer à vivre ?

Le père de Ghislain est mort alors qu’il avait seize ans. D’une attaque cardiaque, dans sa voiture. Ghislain n’arrive pas à accepter cette absence. Il en veut à son père d’être mort, comme ça, si jeune, sans prévenir. De plus, il refuse tout dialogue avec la jolie psychologue, et se ferme au monde. Son désespoir se transforme même en agressivité contre sa mère, aussi effondrée que lui. Mais peu à peu, à force de conversations avec son parrain et en laissant couler le temps, Ghislain apprend à accepter. Parallèlement, il apprend aussi à aimer, grâce à la douce Amélie, qui a transformé sa vie. Avec cette prise de conscience progressive, il va pouvoir reprendre une vie plus sereine auprès de sa mère, et d’Amélie.

Je veux vivre

Jenny DOWNHAM, Plon, 2008.

Tessa vient d’avoir seize ans et se sait condamnée. Dans quelques semaines, elle mourra d’une leucémie. Partagée entre la révolte et l’angoisse, l’injustice et les aspirations propres à son âge, Tessa décide de tout connaître de la vie avant de mourir, y compris les transgressions, la célébrité… Aidée de sa meilleure amie, de ses parents qui acceptent tout, Tessa se lance alors dans une course contre la montre, contre la mort, pour vivre !

Moi et Finn

de Kelly Tom , Traduction de Fenn Troller , Alice éditions, 2009.

Tout commence le jour où Danny, dix ans, envoie une brique à trois trous dans la fenêtre d’un vieux voisin, ce qui a pour effet d’écrabouiller sa loutre empaillée. Dommage pour le voisin, bien fait pour la loutre… À la suite de quoi, Danny fait plusieurs rencontres, qui vont le pousser à tout quitter, l’école, ses parents, sa petite sœur Angela, ses amis, hanté par le souvenir de Finn, son frère jumeau. L’auteur lance son jeune héros sur la route et dans une quête. La quête d’une solution à son problème. Danny croise des personnages très contrastés. Une vieille dame qui tente d’éduquer les pollueurs en les poursuivant avec ses écriteaux. Un enfant dont la vie est rendue impossible par une mère qui a la phobie des microbes. Et, enfin, un peintre, engagé dans le même processus que Danny. Danny parle. Mais, surtout, Danny se tait. Jusqu’à ce qu’enfin il soit prêt à raconter toute son histoire, cette histoire qui lui fait tant de mal. Ce n’est que dans les dernières pages que le lecteur découvrira ce qui est arrivé à Finn. Le lecteur s’identifie facilement à Danny : sa colère, sa tristesse, nous les ressentons comme si elles nous étaient propres.  « Moi et Finn » est un superbe texte rempli d’émotions contenues, un voyage initiatique qui va permettre au héros de reconquérir son identité au fil des rencontres, cocasses ou plus graves qui jalonneront son parcours. Cela pourrait être  sinistre ou  convenu, c’est rempli d’humour (en particulier grâce  aux  notes de  bas de page du narrateur) et de  tendresse.

Mon frère

Emmanuel PARMENTIER, GRRT…Art,  2010.

« Le plus petit des gendarmes vient à ma rencontre. Ses mouvements m’apparaissent étrangement ralentis. Les quelques mètres qu’il franchit semblent couvrir une éternité. Il est maintenant en face de moi. Sa glotte ne cesse de remuer, les sons sortent difficilement de sa bouche. – … Léo, ton frère… il a eu un accident de voiture… Je chancelle, mais ne tombe pas. – … il est mort. » C’est par la fin que tout commence : Léo, le grand frère de Théo, étudiant en informatique passionné de cinéma, vient de se tuer dans un accident de voiture. Une mort lâche et stupide, comme le sont toutes les morts quand on a vingt ans. Une mort qui coupe court aux rêves les plus fous. Léo est mort, et sa famille, qui débordait jusqu’alors de vie, va devoir faire face à son absence…

Oscar et la dame rose

Eric-Emmanuel Schmitt, Albin Michel, 2004.

Voici les lettres adressées à Dieu par un enfant de dix ans. Elles ont été retrouvées par Maorie Rose, la dame rose qui vient lui rendre visite à l’hôpital pour enfants. Elles décrivent douze jours de la vie d’Oscar, douze jours cocasses et poétiques, douze jours pleins de personnages drôles et émouvants. Ces douze jours seront peut-être les douze derniers. Mais, grâce à Mamie Rose qui noue avec Oscar un très fort lien d’amour, ces douze jours deviendront légende.

En ton absence

Natacha Wolinski, Grasset, 2011.

Sa mère est morte dans un accident de voiture. Elle avait 4 ans. A travers des photos, des lettres, des souvenirs en miettes, notre collaboratrice Natacha Wolinski fait revivre cette amoureuse qu’elle a si peu connue. Elle lui parle, imagine sa voix, ses gestes, la rassure : elle a été aimée par son père, le dessinateur Georges Wolinski, par Maïté, sa merveilleuse grand-mère. L’Afrique lui a permis de renaître. Elle fait partager à cette mère enfuie sa quête des origines familiales, de la Pologne à Tunis, jusqu’à la découverte de son amant secret. L’écriture la délivre du silence. Un très beau chant d’amour poétique et de transmission, puisque dédié à Lola, la fille de Natacha.

Bande dessinée

Quelques jours ensemble

Alcante
MONTGERMONT Fanny, Depuis, 2008, 88 p.

Xavier a 35 ans. Un « roi du monde », jouisseur, extraverti, dragueur, patron d’entreprise vivant à 200km/h… Il est aussi brillant que prétentieux et égoïste. Profondément immature, c’est le type même de l’éternel gamin. Julien a treize ans. Atteint d’une maladie génétique rare, il a l’aspect d’un vieillard. Ses traitements médicaux lourds – son espérance de vie est très réduite –, ainsi que le regard des gens sur sa différence l’ont fait se replier sur lui-même. Julien est le fils de Xavier. Aujourd’hui, ils se rencontrent. Pour la première fois…

END T01

CANEPA, Barbara, MERLI, Anna, Elisabeth, Soleil Production, 2012, 46 p. – (Métamorphose).

Si le monde autour de vous jamais ne changeait.
Si le murmure du vent et le balbutiement de la pluie indéfiniment
se répétaient.
Si le silence souverain régnait jusqu’à ce que l’invisible finisse
par vous appartenir…
Tel est mon univers.
Un monde où la berceuse du temps a cessé sa complainte.
Un monde anémié où les âmes perdues trouvent enfin la paix
dans leurs mausolées solennels et sans âges.
Je suis âgée de 13 ans.
Mon nom est Elisabeth.
Mes cheveux sont blancs comme la vie.
Mourir est votre seule chance de me rencontrer.

Elisabeth, 13 ans a perdu la vie. Elle vit désormais dans un monde où la berceuse du temps a cessé sa complainte, où les âmes perdues trouvent enfin la paix dans leurs mausolées solennels et sans âges.

Le beau voyage Dargaud

Zidrou SPRINGER, Benoît, 2013, 56 p.

Le Beau Voyage est le récit bouleversant d’une vie qui commence… enfin. Un beau voyage, c’est ce qui attend Léa. Depuis toujours Léa cherche sa vie. Elle en bricole une, entre rébellion et provocation. Mais un jour, son père meurt. Alors Léa part sur les traces de son passé, son histoire : le suicide de son petit frère, noyé dans la piscine familiale. Léa décide de rénover la piscine et avec ce geste fait le deuil de son frère et de son père. Elle y trouvera une raison de vivre.

Voir

Films et reportages

Empreintes a sélectionné pour vous quelques films qui évoquent avec justesse les émotions, le vécu de deuil.

Amanda

Date de sortie 21 novembre 2018 (1h 47min)

De Mikhaël Hers

Avec Vincent LacosteIsaure MultrierStacy Martin plus

Genre Drame

Nationalité Français

Paris, de nos jours. David, 24 ans, vit au présent. Il jongle entre différents petits boulots et recule, pour un temps encore, l’heure des choix plus engageants. Le cours tranquille des choses vole en éclats quand sa sœur aînée meurt brutalement. Il se retrouve alors en charge de sa nièce de 7 ans, Amanda.

Cigarettes et chocolat chaud

  • Date de sortie 14 décembre 2016 (1h38)
  • De Sophie Reine
  • Avec Camille Cotin, Gustave Kervern
  • Comédie
  • Nationalité Français

Denis Patar est un père aimant mais débordé qui se débat seul avec l’éducation de ses filles, Janis 13 ans et Mercredi 9 ans, deux boulots et une bonne dose de système D. Un soir Denis oublie, une fois de trop, Mercredi à la sortie de l’école. Une enquêtrice sociale passe alors le quotidien de la famille Patar à la loupe et oblige Denis à un « stage de parentalité ». Désormais les Patar vont devoir rentrer dans le rang…

« Personal shopper » : après le décès d’un frère jumeau

  • Date de sortie 14 décembre 2016 (1h 50min)
  • De Olivier Assayas
  • Avec Kristen Stewart, Lars Eidinger, Sigrid Bouaziz plus
  • Genres Fantastique, Thriller
  • Nationalité Français

Maureen, une jeune américaine à Paris, s’occupe de la garde-robe d’une célébrité.
C’est un travail qu’elle n’aime pas mais elle n’a pas trouvé mieux pour payer son séjour et attendre que se manifeste l’esprit de Lewis, son frère jumeau récemment disparu. Elle se met alors à recevoir sur son portable d’étranges messages anonymes…

Olivier Assayas fait de Kristen Stewart une acheteuse de mode bloquée dans l’attente d’un signe de son frère disparu. […]

Avec Personal Shopper, […], Olivier Assayas […]représente sans donner forme, ou propose à ses fantômes d’autres formes que celles que l’on attendrait dans une lecture classique du genre. » Le Monde 13.12.16.
En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/cinema/article/2016/12/13/personal-shopper-un-fantome-en-quete-de-son-double_5047977_3476.html#cYRYrSdYA37w6pEX.99

Manchester by the sea

Date de sortie 14 décembre 2016 (2h 18min)

De Kenneth Lonergan

Avec Casey Affleck, Michelle Williams, Kyle Chandler plus

Genre Drame

Nationalité Américain

Manchester by the sea raconte l’histoire des Chandler, une famille de classe ouvrière, du Massachusetts. Après le décès soudain de son frère Joe (Kyle Chandler), Lee (Casey Affleck) est désigné comme le tuteur de son neveu Patrick (Lucas Hedges). Il se retrouve confronté à un passé tragique qui l’a séparé de sa femme Randi (Michelle Williams) et de la communauté où il est né et a grandi.

Critique : Manchester by the sea, DU CHAGRIN À MOUDRE
Par Didier Péron, Libération 13.12.16
« A travers le récit d’un homme brisé qui doit prendre en charge son neveu orphelin, Kenneth Lonergan déploie une splendide chronique de l’Amérique déclassée, servie par un Casey Affleck sidérant de violence contenue. […] »

Didier Péron http://next.liberation.fr/cinema/2016/12/13/manchester-by-the-sea-du-chagrin-a-moudre_1535026

Voyage en Chine

Sortie le 25 mars 2015 (1h36min). Réalisé par Zoltan Mayer. Avec Yolande Moreau, Qu Jing Jing, Ling Dong Fu. Drame. Nationalité Français.

Liliane apprend la mort de son fils Christophe, survenue accidentellement en Chine. Alors qu’elle voudrait rapatrier le corps, elle se heurte à l’administration française. Elle se rend alors sur place et c’est un vrai choc des cultures. Elle ne connaît évidemment rien de la langue et a donc du mal à communiquer avec Danjie, la petite-amie de son fils. Elle décide d’écrire un journal dans lequel elle consigne toutes ses impressions et ses découvertes sur un pays qui fascinait son enfant. Petit à petit, elle trouve sa place auprès de gens aimants et chaleureux…

Elle est vêtue d’un long manteau rouge et traîne maladroitement une petite valise. Liliane est perdue dans l’immense gare de Shanghai, mais parvient, tant bien que mal, à retrouver l’immeuble où vivait son fils, dont elle vient rapatrier le corps. La voisine du jeune homme l’invite à dîner… Tristesses impalpables, silences douloureux : la lumière de Zoltan Mayer, photographe devenu réalisateur, est belle, sa mise en scène, discrète. Et Yolande Moreau, magnifique, une fois encore.

Tout sur ma mère

Date de sortie 19 mai 1999 (1h41min)
Réalisé par Pedro Almodóvar
Avec Cecilia Roth, Marisa Paredes, Penélope Cruz plus
Genre Drame. Nationalité Espagnol , français.

Manuela, infirmière, vit seule avec son fils Esteban, passionné de littérature. Pour l’anniversaire de Manuela, Esteban l’invite au théâtre ou ils vont voir « Un tramway nommé désir ». A la sortie, Manuela raconte à son fils qu’elle a interprété cette pièce face à son père dans le rôle de Kowalsky. C’est la première fois qu’ Esteban, bouleversé, entend parler de son père. C’est alors qu’il est renversé par une voiture. Folle de douleur, Manuela part à la recherche de l’homme qu’elle a aimé, le père de son fils…

Tous les soleils

Date de sortie 30 mars 2011 (1h45min)
Réalisé par Philippe Claudel
Avec Stefano Accorsi, Clotilde Courau, Neri Marcoré plus
Genre Comédie. Nationalité Français

Alessandro est un professeur italien de musique baroque qui vit à Strasbourg avec Irina, sa fille de 15 ans, en pleine crise, et son frère Crampone, un gentil fou anarchiste qui ne cesse de demander le statut de réfugié politique depuis que Berlusconi est au pouvoir.  Parfois, Alessandro a l’impression d’avoir deux adolescents à élever, alors qu’il ne se rend même pas compte qu’il est lui-même démuni face à l’existence. Voulant être un père modèle, il en a oublié de reconstruire sa vie amoureuse, d’autant plus qu’il est entouré d’une bande de copains dont la fantaisie burlesque l’empêche de se sentir seul.
Mais au moment où sa fille découvre les premiers émois de l’amour, sans qu’il s’y attende, tout va basculer pour Alessandro…

Je vais bien, ne t’en fais pas

Date de sortie 6 septembre 2006 (1h40min)
Réalisé par Philippe Lioret. Avec Mélanie Laurent, Kad Merad, Julien Boisselier. Genre Drame. Nationalité Français.

Comme elle rentre de vacances, Lili, 19 ans, apprend par ses parents que Loïc, son frère jumeau, suite à une violente dispute avec son père, a quitté la maison. Loïc ne lui donnant pas de nouvelles, Lili finit par se persuader qu’il lui est arrivé quelque chose et part à sa recherche. Ce qu’elle va découvrir dépasse l’entendement…
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Des gens comme les autres

Date de reprise 18 décembre 2013. Date de sortie 11 mars 1981 (2h4min). Réalisé par Robert Redford. Avec Donald Sutherland, Mary Tyler Moore, Timothy Hutton. Genre Drame.

Calvin et Beth Jarrett forment un couple idéal de la moyenne bourgeoisie américaine, leur fils Conrad fait de la natation et chante dans la chorale du lycée.

Derrière la façade de sa résidence cossue, la famille Jarrett est au bord de l’implosion…

Deuil d’un conjoint

Queen of Montreuil

Date de sortie 20 mars 2013 (1h 27min)

De Solveig Anspach

Avec Florence Loiret-CailleDidda JonsdottirÚlfur Ægisson plus

Genre Comédie

Nationalité Français

C’est le début de l’été et Agathe est de retour en France, chez elle à Montreuil. Elle doit se remettre à son travail de réalisatrice mais aussi faire le deuil de son mari brutalement décédé. Elle y parviendrait peut-être plus facilement si elle cessait de se trimballer avec l’urne funéraire et savait quoi faire des cendres ! L’arrivée inopinée à son domicile d’un couple d’islandais, d’une otarie et d’un voisin toujours désiré mais jamais complètement conquis vont lui donner les pouvoirs de reconquérir sa vie…

Trois couleurs : Bleu, Affiche

Bleu

Date de sortie 8 septembre 1993 (1h40min)
Réalisé par Krzysztof Kieslowski. Avec Hélène Vincent, Philippe Volter, Emmanuelle Riva.
Genre Drame. Nationalité Suisse, polonais, français.

Après la mort de son mari Patrice, un grand compositeur, et de leur fille Anna dans un accident de voiture, Julie commence une nouvelle vie, anonyme et indépendante. Olivier, l’assistant de Patrice, amoureux d’elle, tente de la sortir de son isolement en terminant le Concerto pour l’Europe, œuvre laissée inachevée par le compositeur…

Deuil d’un enfant

La chambre du fils

Date de sortie 18 mai 2001 (1h39min)
Réalisé par Nanni Moretti. Avec Nanni Moretti, Laura Morante, Jasmine Trinca.Genre Drame. Nationalité Italien , français.

Dans une petite ville du Nord de l’Italie, Giovanni mène une vie paisible, entouré de sa femme, Paola, et de ses deux enfants déjà adolescents : Irene, l’aînée, et Andrea, le cadet.Giovanni est psychanalyste. Dans son cabinet qui jouxte son appartement, ses patients lui confient leurs névroses, tandis que sa vie privée est réglée par un tissu d’habitudes : lire, écouter de la musique et s’épuiser dans de longues courses à travers la ville.
Un dimanche matin, Giovanni est appelé en urgence par un patient. Il ne peut aller courir avec son fils, comme il le lui avait proposé. Andrea part plonger avec ses amis. Il ne reviendra pas…

Deuil d’un parent

Ponette

Date de sortie 26 septembre 1996 (1h37min)
Réalisé par Jacques Doillon
Avec Victoire Thivisol, Matiaz Bureau Caton, Delphine Schiltz. Genre Comédie dramatique.
Nationalité Français.

Ponette a 4 ans lorsque sa mère meurt accidentellement. Confiée à sa tante, la fillette ne supporte pas cette disparition. Elle continue obstinément de s’adresser à elle, convaincue qu’elle reviendra un jour.

Un étrange voyage

Date de sortie 4 février 1981 (1h40min)
Réalisé par Alain Cavalier. Avec Jean Rochefort, Camille de Casabianca, Arlette Bonnar. Genre Drame. Nationalité Française. Une femme a mystérieusement disparu dans un train entre Troyes et Paris. Son mari, restaurateur de tableaux, accompagné de sa fille qu’il ne voit que très rarement partent à sa recherche et apprennent à se connaître

Deuil après suicide

Le père de mes enfants

Date de sortie 16 décembre 2009 (1h50min)
Réalisé par Mia Hansen-Løve. Avec Louis-Do de Lencquesaing, Chiara Caselli, Alice de Lencquesaing. Genre Drame
Nationalité français, allemand.

Grégoire Canvel a tout pour lui. Une femme qu’il aime, trois enfants délicieuses, un métier qui le passionne. Il est producteur de films. Révéler les cinéastes, accompagner les films qui correspondent à son idée du cinéma, libre et proche de la vie, voilà justement sa raison de vivre, sa vocation. Grégoire y trouve sa plénitude, il y consacre presque tout son temps et son énergie. Hyperactif, il ne s’arrête jamais, sauf les weekends qu’il passe à la campagne en famille : douces parenthèses, aussi précieuses que fragiles. Avec sa prestance et son charisme exceptionnel, Grégoire force l’admiration. Il semble invincible. Pourtant sa prestigieuse société de production, Moon Films, est chancelante. Trop de films produits, trop de risques pris, trop de passifs ; les menaces se précisent. Mais Grégoire veut continuer d’avancer, coûte que coûte. Jusqu’où cette fuite en avant le conduira-t-il ? Un jour, il est obligé de voir la réalité en face. Alors surgit un mot : l’échec. Et une grande lassitude, qui va bientôt, secrètement, prendre la forme du désespoir

Deuil périnatal

Un hiver à Central Park

Date de sortie 18 septembre 2014 – en DVD (2h0min)
Réalisé par Don Roos. Avec Natalie Portman, Scott Cohen, Charlie Tahan. Genre Drame. Nationalité Américain.

Une jeune femme qui cherche désespérément à sauver son mariage, va tenter d’y parvenir au travers de sa relation avec son beau-fils, précoce pour son âge…

Documentaire

L’envol, film-documentaire : David témoigne de son orphelinage

Orphelinage : « Tôt ou tard, la blessure enfouie refait surface ». David M. a 35 ans. Il a perdu ses deux parents dans un accident de voiture alors qu’il était âgé de 6 ans. Il a accordé un long entretien à l’OCIRP pour partager son parcours de vie et sa vision de l’orphelinage, et nous éclairer sur les conséquences de ce deuil qu’il a vécu à retardement, comme de nombreux orphelins.

Retrouvez son interview ici.

Film sur le bénévolat d’accompagnement

« J’ai pu parler à cœur ouvert »

Empreintes est membre du Collège des associations d’accompagnement bénévole (CABA) de la Société Française d’Accompagnement et de Soins Palliatifs (SFAP). Ce collège réunit régulièrement les associations d’accompagnement. Deux projets ont été menés en 2014 : un film présentant le bénévolat d’accompagnement et un recueil de témoignages sur ce bénévolat.

Ecouter

On est tous confrontés au deuil à un moment ou un autre de notre vie. Un parent, un frère, un compagnon, un enfant, un ami… Voici une sélection de clips musicaux élaborée par une personne proche d’Empreintes, sensible à la traversée du deuil.
A découvrir ici.

Perte de son compagnon, de sa compagne

Native – Tu planes sur moi

En 1994, le duo Native émeut la France avec cette chanson écrite par Laura Mayne. Les paroles, empreintes de regrets, laissent néanmoins poindre un rayon d’espoir, la foi en un au-delà depuis lequel la personne défunte veillerait sur ses proches.
« Avec plus de temps, du temps pour se comprendre, savoir si l’on s’aimait avant que la mort te libère. Je sais, je n’ai pas le droit de penser à toi comme ça, mais le ciel n’emportera qu’un peu de lumière de toi. (…) Je cherchais trop loin en moi des choses qui ne m’aidaient pas et  m’empêchaient d’être heureuse. Maintenant, je connais les mystères, les secrets et rien n’est plus pareil. Je sens que tu m’appelles. (…) Je me rappelle en douceur la chaleur, le bonheur de ta voix me berçant éternellement… »

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Céline Dion – My Heart Will Go On

Céline Dion. B.O. du film TitanicMy Heart Will Go

On évoque bien sûr le couple interprété par Leonardo DiCaprio et Kate Winslet, mais aussi l’amour éternel, celui qui perdure au-delà du temps et des distances. « L’amour peut nous toucher une fois et durer toute la vie et ne s’arrêter qu’une fois qu’on est parti. L’amour, c’était quand je t’aimais, un moment de vérité auquel je me raccroche… » (« Love can touch us one time and last for a lifetime and never let go till we’re gone. Love was when I loved you, one true time I hold to… »)

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Kool Shen – Un ange dans le ciel 

Sur cette chanson, le comparse de Joey Starr met de côté le rap bling-bling et les chaînes en or pour exprimer librement sa peine. On découvre un homme blessé, inconsolable depuis la mort dans un accident de voiture en l’an 2000 de sa compagne, la danseuse Lady V. « Chère Vivi, je t’écris cette lettre plein de solitude, l’âme en peine comme d’habitude. Depuis que t’es partie, depuis que t’es plus là, c’est plus la même. J’ai perdu ma reine et d’un coup mon royaume tout entier s’est vidé. Mon visage aussi s’est ridé, mon cœur lui s’est bridé, un truc en moi ce matin-là s’est brisé. Et même si je réponds ‘ça va merci’, j’ai dans la bouche comme un mauvais goût d’inertie. J’essaie de le masquer mais c’est dur Vivi, je te jure ouais, putain c’est dur. J’ai l’impression qu’il y a plus rien, j’ai peur en fait… »

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Lana Del Rey – Summertime Sadness

Cette chanson est extraite de l’album Born To Die de l’Américaine. « Embrasse-moi fort avant de partir. Bébé, je voulais juste que tu saches que tu es le meilleur, chante-t-elle. Je crois que tu me manqueras pour toujours, comme le soleil manque aux étoiles dans le ciel du matin… » (« Kiss me hard before you go. I just wanted you to know that, baby, you’re the best (…) Think I’ll miss you forever, like the stars miss the sun in the morning sky. »)
Encore plus que les paroles, le clip de Summertime Sadness aborde très directement le thème du décès, ainsi que celui du suicide. Cette vidéo réalisée par Kyle Newman et Spencer Susser met en scène un amour entre deux jeunes filles qui mettront fin à leurs jours l’une après l’autre, en se jetant dans le vide. Le clip alterne scènes en flashback du couple heureux et séquences aux couleurs sépia où la « tristesse d’été » du personnage joué par Lana l’amène à commettre à son tour l’irréparable.

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Amel Bent – Tu n’es plus là

C’est sans doute l’une des plus belles ballades d’Amel Bent.

Extraite de l’album À 20 ans (2007), Tu n’es plus là traite avec justesse du manque, de la conscience permanente et douloureuse de l’absence d’un proche. « Je n’suis plus sûre de ce qu’il nous est arrivé. J’y pense tous les jours, j’ai même peur d’accepter. J’ai gardé le meilleur et enterré le reste, effacé tes erreurs, oublié tes promesses… Quand le jour me réveille et qu’il m’offre encore ses plus beaux éclats, le vide est le même : tu n’es plus là. Dans mon demi-sommeil, je respire mais je sais que je ne vis pas. Plus rien n’est pareil quand tu n’es plus là. »

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Shy’m – T’es parti 

« Y a pas que l’amour qui blesse, y a les conséquences de certains gestes. T’es parti, ta famille pleure et la fête est finie. Y a pas que l’erreur qui blesse, y a le mal de l’absence qui reste, et ce pour la vie. Mais comment as-tu pu finir ainsi ? »
Avec ce troisième single issu de son premier album Mes fantaisies (2006), la chanteuse Shy’m calme le jeu après plusieurs titres dansants. Son producteur K. Maro lui fait cadeau d’un titre posé et élégant, dont le texte évoque le deuil avec délicatesse.

Perte d’un père, d’une mère, d’un grand-parent

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Céline Dion – Parler à mon père

Adhémar Dion, le papa de Céline, disparaissait le 30 novembre 2003 à l’âge de 80 ans.

Le soir même, la star était sur la scène du Caesars Palace de Las Vegas, en larmes mais souhaitant malgré tout honorer la mémoire de son père. Dix ans plus tard, le 30 novembre 2013, elle se produisait à Paris-Bercy. « Ce soir, c’est une date très importante pour moi, déclarait-elle. Mon père était mon plus grand fan. Il le restera toujours. J’aimerais lui dédier tout le spectacle de ce soir. »
Entre-temps, la diva a sorti l’album Sans attendre (2012), porté justement par le single Parler à mon père, écrit par Jacques Vénéruso. « Je voudrais partir avec toi, je voudrais rêver avec toi. Toujours chercher l’inaccessible, toujours espérer l’impossible. Je voudrais décrocher la lune et pourquoi pas sauver la terre, mais avant tout, je voudrais parler à mon père… »

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Pit Baccardi – Si loin de toi 

Le rappeur français Pit Baccardi est né au Cameroun. Il a été élevé par sa grand-mère, sa mère étant morte à sa naissance. C’est à cette dernière qu’est dédié l’un de ses plus grands succès, Si loin de toi. Un texte magnifique : « Je suis cet arbre sans feuille, ce stylo sans encre. C’est la sécheresse sur moi, même en saison de pluie. Je ne peux rien cultiver d’autre si ce n’est la tristesse. (…) Un soir, tu m’as pris dans tes bras en me disant ‘je t’aime fils’. J’ai plissé les yeux, collé ma tête sur ton torse. Qui sait ce que j’ai ressenti au moment où du bruit au balcon me réveilla. Neuf mois après ma naissance, on t’apostrophe de là-haut… Chaque jour que je fais est un pas de plus vers toi. J’ai songé au chemin le plus court mais est-ce vraiment un raccourci ? La vie me va mal, la mort m’ira peut-être mieux. J’te rejoindrai au paradis dans un train d’enfer (…) Si loin de toi, je suis si seul. Tu me manques, maman… »

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Luther Vandross – Dance With My Father

Élu « Chanson de l’année » aux Grammy Awards 2003, Dance with My Father est extrait de l’album du même nom, le dernier de Luther Vandross, décédé en 2005. Ce titre co-écrit avec Richard Marx est un hommage au père du chanteur. L’interprète américain se remémore ses parents qui dansaient ensemble le soir à la maison, la tristesse de sa mère au décès de son mari, alors que Luther n’avait que 7 ans… « Quand j’écoute à sa porte, j’entends ma mère pleurer. Alors, je prie pour elle-même plus que pour moi. Je sais que j’en demande beaucoup, mais peux-tu mon Dieu lui rendre le seul homme qu’elle a jamais aimé ? Je sais que tu ne fais pas ça d’habitude, mais elle voudrait tellement danser encore une fois avec mon père. La nuit, c’est la seule chose à laquelle je rêve… »

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David Hallyday – Tu ne m’as pas laissé le temps

C’est l’un des seuls hits de David Hallyday. Co-écrit avec Lionel Florence, ce single a atteint la première place des ventes en 1999 et a reçu le Prix Vincent Scotto de la SACEM. Il s’agit d’un hommage au grand-père maternel du chanteur, le père de Sylvie Vartan. « Je reste avec mes souvenirs, ces morceaux de passé, comme un miroir en éclats de verre. Mais à quoi ça sert ? Ce que je voulais dire reste sur des pages blanches sur lesquelles je peux tirer un trait. C’était juste hier… Tu ne m’as pas laissé le temps de te dire tout ce que je t’aime et tout ce que tu me manques. On devrait toujours dire avant l’importance que les gens prennent, tant qu’il est encore temps. »

Perte d’un enfant

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Céline Dion – Vole

Cette chanson issue de l’album D’eux est dédiée à la nièce de Céline, Karine, décédée à 16 ans de la mucoviscidose. Une mélodie forte et un texte poignant signés tous deux Goldman : « Va rejoindre l’autre rive, celle des fleurs et des rires, celle que tu voulais tant : ta vie d’enfant (…) Puisque rien ne te soulage, vole à ton dernier voyage. Lâche tes heures épuisées, vole, tu l’as pas volé. Deviens souffle, sois colombe pour t’envoler… » 
Plusieurs années plus tard, interrogée sur le deuil, Céline aura ces mots : « Chacun traverse de tels moments. La mort fait partie de la vie, malheureusement. La vie ne nous a été donnée que pour un court instant. »

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