Deuil et suicide

Qu’est-ce qu’un risque suicidaire ?

La dépression, l’impulsivité (décision ou acte brutal incontrôlable, qui écarte le reste, tendance à l’agir, démesure dans la réponse, non-contrôle de l’affectivité, réaction brute sans souplesse, sans élaboration), des affections psychiatriques déjà existantes, les facteurs de personnalité ainsi que l’alcoolisme et la toxicomanie tiennent une place importante dans les risques de suicide. Dans ce contexte, l’histoire familiale individuelle, des événements de vie douloureux peuvent être des éléments de précipitation de la crise suicidaire. Ainsi, vivre un deuil est un facteur de risque dans le passage à l’acte suicidaire, accompagner le deuil relève de la prévention du suicide.

Ces premiers signes ne sont, dans leur majorité, ni spécifiques ni exceptionnels pris isolément. C’est leur regroupement, leur association ou leur survenue comme une rupture par rapport au comportement habituel qui doivent alerter l’entourage, le conduire à suspecter l’existence d’une crise suicidaire et à provoquer une investigation complémentaire par le médecin. L’approche de bienveillance, d’écoute, de dialogue et d’accompagnement de l’entourage est un élément essentiel pour l’engagement de cette prise en charge.

Prévention suicide : comment prévenir les risques de suicide ?

Les premières attitudes recommandées pour la prévention du suicide sont les suivantes : l’entourage proche doit essayer d’établir un lien et une relation de confiance avec la personne en adoptant une attitude de bienveillance, d’écoute, de dialogue et d’alliance qui favorisera le recours aux réseaux d’aide et de soins. 
Consultez la page Prévention du suicide : Que faire ? A qui s’adresser ?.

L’intégration sociale, le développement de liens sociaux diversifiés (soutien familial, relations amicales diversifiées, soutiens associatifs) sont reconnus comme étant de puissants facteurs de protection et donc de prévention contre le suicide.

Des ressources existent, notamment pour la prise en charge thérapeutique de la dépression et des addictions, facteurs de vulnérabilité. Le médecin traitant, les médecins psychiatres et les psychologues, ainsi que les Centre médico-psychologiques (CMP) peuvent aider ou orienter la personne en souffrance vers des aides adaptées. De même, des dispositifs d’aide à distance proposent des services d’écoute garantissant aux appelants anonymat et confidentialité.

Consultez les recommandations issues de la Conférence de consensus de l’Agence nationale d’accréditation et d’évaluation en santé (ANAES) d’octobre 2000 sur « La Crise suicidaire : reconnaître et prendre en charge ».

Quelles sont les spécificités d’un deuil après un suicide ?

Vivre un deuil après un suicide peut-être vécu d’une manière extrêmement violente. La mort est alors perçue comme brutale, souvent inattendue pour le proche. Il doit alors faire face à sa douleur, et à toute sorte de questions : pourquoi mon proche a-t-il fait ce choix ? Aurais-je pu l’en empêcher ? Un sentiment de culpabilité peut s’installer. Être accompagné en postvention et prévention par une association, ou parfois bénéficier d’une thérapie, peut alors être salutaire. Des groupes de parole spécifiques au deuil après un suicide existent. A Empreintes, il s’agit des Empreintes Turquoises (lien).