Perdre son conjoint(e) après l’avoir accompagné(e) dans la maladie

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12 sujets de 1 à 12 (sur un total de 12)
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    Messages
  • #10353
    Modérateur EmpreintesModérateur Empreintes
    Admin bbPress

    Perdre son conjoint(e) après l’avoir accompagné(e) dans la maladie est une épreuve que la vie nous impose. Si vous êtes confronté à cette situation, comment faites-vous face ?

    #10601
    AvatarJeannine Gele
    Participant

    Bonjour

    ça fait quelques mois que j’ai perdu mon compagnon maintenant. On avait construit nos vies ensemble, on avait des projets … Mais il est mort. Je l’ai accompagné pendant sa maladie, j’étais toujours là. Quelque part j’avais de l’espoir, mais il est mort. Depuis je n’ai plus gout à rien, j’arrive pas à surmonter sa mort. Il n’y a pas de remède à son absence et ma vie était organisée autour de lui. Pour lui. Il ne me reste que mon chagrin.

    #10631
    Avatarmathilda
    Participant

    Moi, je savais qu’il allait mourir, j’ai espéré avec lui longtemps et puis, un jour, j’ai compris que je l’accompagnais vers sa mort et que ma vie allait changer irrémédiablement. Depuis, j’ai l’impression de survivre,pourtant, j’ai des enfants, des petits-enfants, des amis, des activités comme on dit mais cela me semble essentiel et vain à la fois.Certains jours ça va et d’autres l’absence et le manque sont vertigineux.

    #10680
    AvatarJeannine Gele
    Participant

    Je comprends ce que tu ressens, perdre un proche que l’on a accompagné dans la maladie est difficile, on a centré toute notre vie autour de lui et d’un coup on le perds, ça nous oblige à nous réorganiser entièrement.

    #11190
    Avatarlaeti23
    Participant

    Bonsoir,
    Un cancer a été détecté pour mon conjoint fin 2018 alors que notre fille avait 8 mois. Il a été beaucoup dans le déni de la gravité de la maladie et moi de mon côté n’ayant jamais été confrontée à cela dans mon entourage cette situation m’a fait très peur et j’ai tout de suite pensé à une issue fatale. Nous sommes passés par des périodes vraiment très diverses, certaines où ils se sentait bien physiquement et où on pouvait profiter mais malgré sa volonté et ses croyances combattives depuis fin 2019 son état était vraiment préoccupant. Nous avons eu un début d’année 2020 très difficile où il a failli y rester et où il était très faible en hospitalisation à domicile. Pour moi le gérer lui plus ma fille a été compliqué. Il est difficile de demander de l’aide (autre que celui prévu par l’hopital qui n’est pas sensas il faut bien le dire; et l’accompagnement psychologique a été plus que médiocre) . Il a eu un regain d’energie pendant la période du 1er confinement et puis fin juin je sentais qu’il rechutais, mais lui était toujours optimiste et ne voulait pas voir les choses; je ne savais pas franchement combien de temps on allait « vivoter » dans ce contexte, l’ambiance était très pesante de non dit et d’incompréhension. Et puis l’été dernier tout est allé assez brutalement il est décédé fin aout au retour de nos vacances.
    Après discussion avec ses medecins les choses avaient été dites clairement mais il ne voulait/pouvait pas l’entendre; et je n’ai pas assisté à la totalité de ses rendez-vous depuis le début par choix réciproque.
    La situation est très dur pour moi même si je suis suivie psychologiquement car j’ai beaucoup trop de choses en tête :
    – cette maladie qui a franchement mis à mal notre couple et la culpabilité de ne pas avoir été à la hauteur dans l’accompagnement
    – ma dernière visite à l’hopital avant qu’il ne soit mis sous morphine (3 jours avant son décès) où ne sachant pas l’état de la situation nous n’avons pas pu « parler » vraiment et se dire au revoir
    – l’angoisse de cette situation de mère célibataire avec un enfant en bas-age à gérer dans mon état alors que ce n’était pas prévu au programme comme cela
    Merci de votre écoute
    Laëtitia

    #11196
    AvatarAnonyme
    Inactif

    Bonsoir Laeti,
    Nous avons vécu la même chose… Un cancer diagnostiqué chez on conjoint pendant ma grossesse… 1 an et demi de bataille contre la maladie et son décès en octobre 2020… Moi désormais seule avec mon enfant… Si tu le souhaites on peut en discuter ensemble, essayer de s’entraider…

    #11234
    Avatarlaeti23
    Participant

    Bonsoir, avec plaisir. Je sais que le chemin est long et parfois il est plus facile de partager avec des associations (ce que je chemine) ou des personnes dans la même situation car même entourée nos proches font ce qu’ils peuvent mais ne comprenne pas, et parfois c’est difficile de s’ouvrir à eux. Courage à toi, je sais pas trop comment faire, je peux inscrire mon mail ici pour que tu l’ai?

    #11235
    AvatarAnonyme
    Inactif

    #10353 #ADMIN @mod_empreintes Pouvez vous transmettre mon adresse mail à @laeti23?

    #11236
    Avatarlaeti23
    Participant

    Bonsoir, je n’ai rien reçu de la part du site. peut être que ce genre de chose ne se font pas c’est dommage. j’espère que tu vas bien; si tu aimes lire il y a des bons livres sur le deuil pour expliquer un peu le cheminement. Pour moi depuis les fêtes de fin d’année j’ai l’impression que c’est pire qu’au début. Je pense aussi que je commence à me rappeler de lui « avant la maladie » et être nostalgique et triste des bons moments ce qui n’était pas forcément le cas les 1er mois du décès.

    #11237
    Avatartelmas
    Participant

    Bonsoir je viens de perdre mon conjoint d’un cancer ORL je m’y était préparée mais après 18 mois de combat le départ a été si rapide que j’ai encore du mal à croire qu’il ne sera plus là, 7 ans de complicité 2 ans de mariage et la retraite qui devais nous apporter tant de choses à réaliser après deux mariages c’était mon amour et enfin l’homme de ma vie je suis dévastée et tellement en colère contre cette maladie pour laquelle rien n’arrive chaque matin je me réveille en me disant que ce n’est qu’un cauchemar et qu’il va me parler j’ai si mal

    #11238
    AvatarAnonyme
    Inactif

    Bonjour @Laeti23, désolée pour la réponse tardive. Je ne veux pas trop exposer ma vie sur un forum comme ça, je n’ai pas envie qu’on puisse me reconnaitre… Pour moi aussi la période d’après fêtes est difficile… Si tu es OK pour me donner ton adresse mail ici fait le, on pourra se parler en privé. Concernant les livres sur le deuil, j’ai vu la conférence de Christophe Fauré qui est très bien également.

    @telmas
    courage à toi, j’espère que tu es bien entourée…

    #11362
    adm-acadm-ac
    Admin bbPress

    Bonjour,
    En effet, nous ne pouvons pas transmettre ou faire figurer des coordonnées privées (numéro de téléphone, mail…) sur ce forum, afin que chacun puisse rester anonyme et partager ce qu’il souhaite en toute liberté.

    L’accompagnement dans la maladie, la « préparation », n’empêche pas le choc de la perte, ni l’angoisse, la colère, la nostalgie ou la tristesse mentionnée.
    Le décès d’un conjoint réaménage massivement le quotidien, parfois le logement même quand il y a eu une Hospitalisation à domicile (HAD), mais aussi les projets que l’on avait avec le défunt, auxquels le décès vient aussi mettre un terme. Ce deuil peut être d’autant plus énergivore lorsqu’il y a l’existence d’enfant(s) car le processus qui s’en suit vient réorganiser la fonction de conjoint(e), mais aussi celle de parent.

    Mais comme l’affirme Laeti23, la possibilité de se remémorer des souvenirs « avant la maladie », de se « décoller » de la période de la maladie et du décès témoigne que le temps aide à cicatriser la douleur, et que exprimer ses émotions participent à ce mouvement…
    L’équipe d’Empreintes

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