Don du corps

Cérémonies

Brochure don du corpsCérémonies destinées aux proches de personnes ayant fait don de leur corps.

Empreintes s’associe au Crématorium du Père Lachaise pour vous proposer une cérémonie collective en mémoire des personnes ayant fait don de leur corps à la science, en présence de la Faculté de Médecine Paris Descartes et de l’Ecole de Chirurgie. Cette cérémonie a lieu chaque 3ème samedi de septembre et de janvier.

Dates des cérémonies pour l’année 2017 : 10h30 à 12h
samedi 21 janvier 2017
samedi 16 septembre 2017

Affiche cérémonie don du corps

Crématorium du Père Lachaise, salle de la Coupole, 71, rue des Rondeaux – Paris 75020 Paris. Entrée par Porte Gambetta. Possibilité de stationner sur le parking du crématorium. Métro : ligne 3, station Gambetta. Empreintes et la Fondation des Services Funéraires de Paris, ont élaboré une Brochure destinée aux proches des personnes ayant fait don de leur corps en vue de recherches et d’enseignement.

Cérémonie pour les proches :
Les Services Funéraires de la Ville de Paris proposent aux proches des personnes ayant fait don de leur corps, une cérémonie au cimetière du Père Lachaise. Lors de cette cérémonie, les donateurs sont nommés, des lectures sont partagées et chacun peut s’exprimer ou proposer un geste de souvenir. Ce temps fait mémoire, le collectif devient soutien. Les proches qui le souhaitent sont cordialement invités.

Un lieu de mémoire collectif :
Une stèle est érigée, en mémoire des donateurs, au cimetière parisien de Thiais, division 102. Les familles qui le souhaitent peuvent s’y recueillir. C’est dans ce même cimetière que sont déposées les cendres des donateurs après crémation.

Lorsque le donateur a fait le choix de la remise des cendres à sa famille, le corps du donateur est placé dans une bière identifiée. Les cendres sont recueillies dans une urne, munie d’une plaque. L’urne peut être gardée au crématorium pendant un an maximum. La famille doit prendre contact avec l’accueil du crématorium pour fixer un rendez-vous et récupérer les cendres de son proche.

téléchargement« Faire le deuil des morts sans corps », Marielle Court Le Figaro 25/02/15

« C’est une épreuve difficile pour les proches des personnes qui ont choisi de donner leur corps à la science. À Paris, les services funéraires ont choisi de célébrer la mémoire des disparus en organisant pour la première fois une cérémonie laïque au crématorium du Père-Lachaise ».

Le Figaro 20.02.15 Faire le deuil des morts sans corps

téléchargementDon du corps à la science: Comment les proches font leur deuil

DEUIL Peu connus du grand public, les dons du corps à la science peuvent rendre le deuil des proches très difficile… Article à lire ici.

Communiqué de presse don du corps décembre 2014

Rencontres dons du corps

Les Empreintes mauve

Votre proche a fait don de son corps à la science ?

Deux fois par an, une rencontre vous est proposée à Empreintes.

Prochaine rencontre : date à prévoir selon les demandes.

La façon dont la mort d’un être cher a pu être annoncée, accompagnée, ritualisée influence le chemin de deuil. Comme vous, d’autres proches ont vécu cette situation de don du corps lors du décès. Un temps de partage peut vous permettre de vous exprimer, de vous sentir compris par des personnes ayant un vécu similaire.

Empreintes vous propose un cadre sécurisé et contenant, pour exprimer librement de quelle façon votre deuil a été impacté par le choix de votre proche donateur, de quelle façon vous le vivez ou l’avez vécu. Cette rencontre sera animée par Cynthia Mauro, psychologue avec Marie Tournigand, Déléguée Générale d’Empreintes.

« Dès lors que j’ai su que je pouvais récupérer les cendres, là s’est posé un cas de conscience pour moi, je ne savais pas si ma mère l’aurait voulu, mais je n’arrivais pas à m’imaginer que je n’aurai pas un lieu pour me recueillir » témoigne cette personne accompagnée.

Modalités :

Inscription par mail exigée pour chaque date, 48 h avant la rencontre, selon les places disponibles. Aucun participant ne sera accueilli sans accord préalable. La rencontre peut être annulée si le nombre d’inscrits est insuffisant.

contact@empreintes-asso.com ou par téléphone 01 42 38 07 08. Ces rencontres sont « ouvertes » : les participants peuvent être différents, ou revenir d’une fois sur l’autre. Modalités financières : voir ici.

Témoignages

« Maman était malade d’une maladie génétique, elle voulait donner son corps pour qu’on comprenne. On a tous eu une discussion familiale sur ce qu’elle souhaitait. Je crois que ma mère a fait ce choix aussi par désenchantement  personnel. Et le fait qu’elle ne voulait pas de rituel est peut-être le plus difficile. Ce n’était absolument pas une question d’argent. Les gens autour de nous ont beaucoup demandé si il y avait des obsèques. Nous, on avait décidé d’envoyer une très jolie photo de Maman, annonçant son décès. Peut-être qu’on aurait pu indiquer dessus qu’elle avait fait don de son corps à la science. La dispersion a eu lieu à Noël, au bord de la mer. Nous en reparlons souvent avec une belle émotion… »

« Heureusement que nous avons pu récupérer les cendres car tous mes frères et sœurs, comme moi, étaient très éprouvés par le choix de notre père de faire don de son corps. On se sentaient trahis et avions de la colère après lui, alors qu’on aurait dû avoir du chagrin. La peine s’est exprimée après, quand on a pu faire une cérémonie »

« Ma femme est décédée en 2012. Elle avait fait cette démarche du don parce qu’elle était très malade et pensait que cela pouvait aider la science à comprendre sa maladie. J’étais moyennement d’accord avec sa décision. Au moment de son décès, dans une clinique de la région parisienne, il y a eu des problèmes pour le don du corps. Les employés ne savaient pas ce qu’il fallait faire, le certificat de décès a été difficile à obtenir. Elle était née catholique, mais non pratiquante. Je ne suis pas sûr qu’elle aurait été d’accord pour une cérémonie, mais moi j’avais besoin de faire quelque chose. A peine une semaine après le décès, j’ai préparé avec ma belle-fille une cérémonie à l’église de ma paroisse. Le curé a été très compréhensif et on a fait un lunch à la maison où il y a eu beaucoup de monde ».

« Ma mère souhaitait même pas qu’on récupère les cendres, elle voulait simplement qu’elle soit dispersée au jardin du souvenir, et j’ai mon jeune fils qui a estimé que, lui, il voulait récupérer quelque chose pour faire le deuil. C’est ce qui nous a fait changer d’avis et il y a un an, on avait demandé cette modification [la mère était d’accord]. Moi, je me disais, « cela n’a pas d’importance », et si, vous voyez, pour mon jeune fils, ça en avait… »

« Les gens, les proches, des amis à moi, qui le connaissaient bien, des amis à lui, dès qu’ils ont appris le décès ont demandé quand se passerait la cérémonie. Cela a été un peu difficile de dire qu’il n’y en aurait pas. Les gens ne comprenaient pas »

« J’avais demandé à trois paroisses de faire une messe en l’absence du corps, mais sur les trois paroisses, deux ont refusé. On nous a expliqué que « quand on est chrétien, on fait don de son corps à Dieu, et pas à la science » et c’est apparemment la raison pour laquelle certaines paroisses refusent de faire une messe en l’absence de corps »

« Quand il m’a dit ça, un peu d’emblée, ça a été un peu un choc. Et puis j’ai toute de suite réalisé que c’était une belle action. Quand je suis allée me renseigner sur Internet, j’ai vu qu’on manque beaucoup de personnes qui donnent leurs corps à la médecine et ça freine un peu l’évolution de la recherche, enfin je suppose. Bon, moi je ne l’ai pas encore fait. J’y pense, mais je ne suis pas prête encore !« 

 « Pour ce qui concerne ma propre mort, j’ai fait des photocopies de ma carte de donneur et je les ai données à des personnes que je connais bien et qui sont plus jeunes que moi. J’aimerais que mes cendres soient dispersées au jardin du souvenir du Père-Lachaise, puis qu’une messe soit célébrée dans ma ville, puis qu’il y ait un moment de collation après. C’est très important »

Don du corps

Allô Docteurs « Perdre un proche »

Donner son corps à la science : un deuil difficile en l’absence de corps ? Comment faire le deuil en cas de don du corps à la science ?

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02/11/15 Invités plateau en direct : Dr Christophe Fauré, psychiatre, Marie Tournigand, Présidente de l’association Empreintes – Vivre son deuil.

Quelques éclairages :

Le don du corps est le fait de donner son corps après sa mort à la médecine pour des travaux et études anatomiques en aidant ainsi la recherche ou l’enseignement médical. Il s’agit d’une démarche personnelle et volontaire qui est prise par la personne de son vivant.
Le don du corps à la science s’est développé pour permettre aux facultés de médecine de poursuivre leurs enseignements et activités de recherche, notamment en anatomie. En France, vingt huit centres recueillent les corps de 2 500 à 3 000 donateurs chaque année.

Le don du corps existe depuis les années 1960. Sur le plan juridique, le don du corps s’apparente à un legs. Dans certaines familles, donner son corps est presque une tradition. Djamel Taleb, qui coordonne le service de don du corps de l’École de Chirurgie de Paris, précise : « Le don du corps est un acte de générosité, de solidarité et de haute signification humaine. Souvent, le donateur a lui-même un lourd passé médical ou bien il est parent d’un malade. ».

La façon dont la mort a pu être annoncée, accompagnée et vécue influence le deuil des proches. La famille n’a aucun droit de regard sur la démarche du don et ne peut pas la faire annuler. Aussi, le don du corps est parfois difficile à accepter, parfois éprouvant pour les proches notamment lorsqu’il n’existe pas de sépulture individuelle sur laquelle se recueillir.

Le rôle des rituels :
Les rituels individuels ou collectifs sont précieux. Ils témoignent de nos liens, de notre perte. Douloureuses car elles marquent la séparation définitive, les cérémonies permettent de dire « au revoir » et d’être entourés. C’est donc un projet important pour vous, pour vos proches, pour votre deuil, qu’il convient d’aborder avec votre entourage. Qu’est-ce qui est important pour vous ? Qu’est-ce qui a du sens ? Il n’est jamais trop tard pour commémorer un de nos proches. Si cela n’a pas été possible au moment du décès vous pouvez initier une cérémonie par la suite, civile ou religieuse, dans un lieu de votre choix.